Le programme de Togakure Ryū Ninpō présenté à Kyoto relie préparation corporelle, Taijutsu, armes, observation et adaptation au terrain. Le Ninpō Taijutsu y désigne une manière de mettre les principes à l’épreuve du mouvement : distance, équilibre, vigilance et décision. Cette organisation décrit notre pédagogie actuelle ; elle ne prétend pas reproduire sans changement un cursus médiéval commun à tous les shinobi.
Méditation, déplacements furtifs, techniques traditionnelles et profonde connexion avec la nature japonaise créent une expérience rare qui unit art martial ancestral, harmonie et découverte de soi.
Dans cette forêt tapissée de pétales, nous vous invitons à vivre l’authentique esprit du Ninjutsu.
Cette tradition vivante se travaille dans un environnement changeant. Les récits de son ancienneté appartiennent à la transmission ; chaque affirmation sur un exercice ancien demande une source datée.

1. Ninja Seishin : ouverture et équilibre intérieur
Les pratiques contemplatives citées ci-dessous appartiennent à la présentation actuelle du dojo. Leur présence ne prouve pas qu’elles furent obligatoires dans toutes les écoles ou à toutes les époques. Elles doivent être distinguées d’une affiliation religieuse et de toute promesse de pouvoirs.
Zazen Mokuso & Respiration Fudoshin : techniques de méditation silencieuse pour apaiser l’esprit et s’unir à la forêt.
Komyo Ajikan : recitation de mantra , visualisation et contemplation
Kuji-kiri Goshin Ho : gestes symboliques et mantra de protection pour éveiller la force intérieure.

2. Junan Taiso/Undo : techniques d'assouplissement , préparation physique et agilité
Échauffement naturel : marche consciente, étirements dynamiques, mouvements inspirés des animaux.
Taihenjutsu : art des chutes silencieuses, roulades et déplacements fluides.
3. Kihon : Techniques fondamentales
Dakentaijutsu & Jutaijutsu : frappes, projections et contrôle de l’adversaire.
Nuki-ashi & Ashido-suri-ashi : pas furtifs traditionnels des ninjas.
4. Buki jutsu : armes traditionnelles
Bo/ Hanbo & Bokken : travail du bâton et du sabre en terrain naturel.
Senban nage,Bo/Shuriken-jutsu : art raffiné du lancer de lames.
Tanto & Kusarifundo : défense avec armes courtes ou flexibles.
Biken jutsu : techniques du sabre Ninja
Tekko jutsu : techniques de griffe de main

5. Savoirs du shinobi et environnement
Shinobi-iri : infiltration et camouflage.
Suijutsu : déplacements silencieux sur ou dans l’eau.
Tenmon & Chimon : lecture des étoiles, du vent et des signes naturels pour s’orienter.
Intonjutsu : techniques de disparition et d’évasion.
6. Méthodes historiques
Les exercices suivants sont présentés comme des références et inspirations de l’entraînement. Faute de rouleaux précisément identifiés, leur ancienneté et leur place dans un cursus historique ne sont pas établies ici.
Yokobashiri no Kunren : course latérale le long d’un mur.
Takageta de Kori no Ue o Aruku : traversée de la glace en sandales à semelles hautes.
Yubi o Kitaeru : renforcement des doigts pour l’escalade et la préhension.
Mizuoke o Katsugu : port de seaux d’eau lourds pour développer l’endurance.
Tobikeri Jutsu : coup de pied sauté puissant.

7. Formation dès l’enfance
La tradition veut que la voie du ninja commence très jeune.
Des illustrations classiques montrent des exercices fondateurs qui inspirent encore notre pratique :
Parcours d’équilibre sur troncs ou cordes.
Sauts silencieux et atterrissages contrôlés.
Rampement sous des obstacles naturels.
Tir à la fronde et lancer de shuriken.
Escalade d’arbres, port de sacs de riz ou de seaux d’eau.
Déguisement et art de se fondre dans la foule.
(Ces activités peuvent être adaptées en ateliers familiaux ou sessions d’initiation.)
8. Développement sensoriel et intuition
Kankaku Keiko : affûter l’ouïe, la vue et l’odorat pour percevoir la moindre présence.
Navigation nocturne : reconnaître le terrain dans l’obscurité.
Exercices de perception : observer les indices corporels du partenaire et vérifier ses anticipations, sans supposer une perception extrasensorielle.
9. Clôture et gratitude
Laisser le lieu de pratique impeccable : aucune trace.
Méditation zazen Komyo Ajikan silencieuse sous les cerisiers en fleurs "Sakura" et erables "Momiji" en automne
Salut final à la forêt en signe de remerciement.

Invitation à l’expérience
Sous le souffle du vent et la danse des pétales, venez toucher l’essence même du Ninja :
une alliance de technique, de silence et d’harmonie avec la nature.
Débutant ou pratiquant confirmé, chacun peut découvrir dans ce programme l’esprit du Togakure Ryu Ninpo :
agilité, adaptabilité, union avec la nature et esprit inébranlable.
Rejoignez-nous dans la forêt des cerisiers en fleurs de Kyoto et commencez votre propre histoire de Ninja.

Qu’est-ce que le Ninpō Taijutsu dans cette pratique ?
Cette application pédagogique s’appuie notamment sur la lecture de 『戦国忍法図鑑』 de Masaaki Hatsumi, sous la supervision de Kiyoyuki Higuchi. Le propos sur la retenue est celui d’une source moderne de transmission ; les exemples de travail à deux ci-dessous relèvent de notre pédagogie actuelle.
Dans notre vocabulaire pédagogique, 体術 (Taijutsu) renvoie à l’usage du corps ; 忍術 (Ninjutsu), aux techniques et savoir-faire associés au shinobi ; 忍法 (Ninpō), au cadre de principes et de connaissances qui peut guider leur application. Ce sont des repères de lecture dont les usages varient selon les écoles et les auteurs, pas trois catégories historiques étanches.
Maîtriser l’ego se vérifie dans des décisions observables : ajuster l’intensité à son partenaire, reconnaître une perte d’équilibre, interrompre un geste inutile, prendre de la distance plutôt que forcer. 礼節 (reisetsu), le respect et la correction de conduite, soutient la sécurité et l’attention. La retenue n’est pas la passivité ; elle permet une action adaptée.
Le terrain donne un retour concret : une racine modifie l’appui, une pente modifie l’équilibre, un espace étroit modifie la distance. Kamae, Taihenjutsu, Shinobi Aruki et armes deviennent ainsi des moyens d’étudier l’observation, la stratégie et la préservation de soi. Ces applications actuelles ne reconstituent pas à elles seules des missions médiévales.
Comprendre le Togakure Ryū Ninpō · Ninjutsu et Ninpō · Maîtrise de soi et sens de 忍
Sources et notes historiques
Les trois extraits étudiés proviennent de 初見良昭『戦国忍法図鑑』 — Sengoku Ninpō Zukan, de Masaaki Hatsumi, sous la supervision de 樋口清之 (Kiyoyuki Higuchi), 新人物往来社 (Shin Jinbutsu Ōraisha). La notice de la Bibliothèque nationale de la Diète confirme ces responsabilités et une publication en avril 1978. Il s’agit d’une source moderne d’interprétation et de transmission, non d’un document de l’époque Sengoku. Les photographies fournies sont identifiées comme extraits 1, 2 et 3 ; seul le numéro de page 6 est visible sur le premier. Les autres numéros et le tirage précis de l’exemplaire photographié restent à confirmer. Les traductions françaises et anglaises ont été préparées pour cette lecture.
Notice bibliographique — Bibliothèque nationale de la Diète
- Histoire documentée : ce qu’une source identifiée permet précisément de soutenir.
- Tradition : récits de filiation et d’origine rapportés comme tels.
- Interprétation de l’auteur : analogies, hypothèses et jugements des extraits.
- Lecture actuelle : usage pédagogique au dojo, distinct d’une preuve historique.
À vérifier historiquement : toute attribution médiévale qui ne dispose pas ici de documents indépendants. La supervision éditoriale de l’ouvrage ne constitue pas, à elle seule, une corroboration de chacune de ses affirmations.
Université de Mie — entretien avec Yūji Yamada : contexte indépendant sur la priorité du renseignement et les limites de l’image du ninja assassin. Cet entretien ne valide pas les généalogies ou l’hydraulique attribuées aux shinobi dans les extraits.










